31 mai 2006

Technorati Profile

keep on the sunny side

28 mai 2006

Rien ne m’énerve plus qu’un titre d’article en anglais… Mais seulement dans la presse, suis-je en train de constater. Mon expérience de la presse m’a appris, de fait, qu’un titre en anglais est souvent le dernier recours de l’éditeur incapable de trouver un bon titre. Le titre en anglais, c’est trop souvent la facilité, la paresse intellectuelle, et un vernis soi-disant moderne qui fait pourtant très années 80 (je ne lisais pas de presse dans les années 80, mais c’est le souvenir que j’ai gardé de cette époque, avec les mange-disques et mon piranha anorexique, un ami cher mais qui manquait un peu de conversation et de joie de vivre). Un titre anglais, dans la presse, doit être considéré comme interdit ; mais sur un blog je trouve qu’un titre anglais fonctionne.
Peut-être juste parce que j’aime bien cette langue et que, me semble-t-il, un blog se fait d’abord en pensant à soi plutôt qu’au lecteur -tout le contraire d’un journal.

Mais bref ; ce qui m’importait juste de remarquer aujourd’hui, c’est cet article du New Scientist, selon lequel l’endroit au monde à recevoir le plus de soleil (d’UV, plus précisément), se trouve être situé au Perou, très précisément à Cuzco, ex-capitale Inca, ex-capitale des fils du Soleil.
On croyait jusqu’à présent que les parties du monde les plus assiégées d’UV se trouvaient en Océanie, avec notamment l’archipel du Vanuatu qui a déjà commencé à ne plus exister, lentement recouvert par la montée des eaux provoquée par le réchauffement climatique et avec pour conséquence l’apparition, sur cette terre, des premiers éco-réfugiés… (qu’aux dernières nouvelles l’Australie, pourtant première émitrice, dans cette partie du globe, de CO2, n’est pas prête à accueillir… Trouveront-ils refuge en France, maintenant que l’on pratique l’immigration choisie ? Pour ma part je choisirais bien un poète du Vanuatu, formé aux drames humains par la disparition lente, et réelle, de sa terre ; je suis persuadé qu’il pourrait nous éclairer, sur un grand nombre de choses -et je souhaiterais même qu’il devienne le conseiller de notre prochain Président de la République, à la manière d’un John Keats dans l’Hyperion de Dan Simmons ; mais les fonctionnaires des préfectures, qui choisiront pour nous cette immigration choisie, auront-ils la même vision du monde que leurs concitoyens ?).


A Sao Paulo, au Brésil, le Premier Commando
de la Capitale, gang mafieux qui a le génie des
noms, a déclenché un assaut type démonstration
de force. Attaques de banque, de postes de police,
mutineries en prison, la bataille s’est déroulée sur
plusieurs fronts et a fait 81 morts. Une bonne façonn
de rappeler qui, au fond, détient vraiment le pouvoir
dans ce pays. Je n’aime pas spécialement la France,
mais j’y préfère nos émeutes.

Cuzco, donc, capitale du soleil pour les Incas, et effectivement choisie par le soleil pour y rayonner mieux qu’ailleurs (notons qu’il y a plus de cancer dûs à l’ensoleillement et au réchauffement en Australie qu’au Perou - les organismes et les peaux y étant moins préparés ici que là-bas).
A cette nouvelle je m’accorde, deux secondes, le plaisir de sombrer dans une pensée très New Age, et de me dire que, dès l’aube de l’histoire, nous savions ce que l’on ne fait que redécouvrir. Un ami un jour m’a appris l’étymologie du mot "Vérité" en grec : aletheia ; du fameux "a" privatif auquel succède la racine de l’oubli (on reconnaît dans ce mot le nom du fleuve du Léthée, le fleuve grec de l’oubli qui coule aux enfers). Et je crois que depuis que l’homme est homme, il ne fait, lentement, qu’oublier la vérité du monde, son origine et son destin, autrefois connus, et comment vivre et le servir (on a plutôt intérêt à servir le monde qu’à le négliger, vu qu’il nous abrite et qu’il est plus fort que nous ; cette vérité étant sans doute la toute dernière que nous oublierons).

On ne sait si le Président Lula a évoqué
avec Jacques Chirac les tragiques événements
de Sao Paulo. Ce qui est sûr, c’est que Chirac
est tombé amoureux du Brésil. Il faut dire qu’il
a assisté à un défilé militaire incomparable.
Ses yeux d’enfant ébahi regardant le ballet
des avions de chasse écrivant Brasil/France
avec des fumigènes ne trompaient pas. (Une
photo AFP est visible ici.)
Je suis pour un rapprochement avec l’Amérique
du Sud ; et triste de savoir qu’une fois rentré,
Chirac s’assiera, comme d’habitude, sur les
discours altermondialistes qu’il aime tenir, mais
surtout pas appliquer.

Alors, place à la vérité : ce post était essentiellement une introduction à ce que je souhaitais vraiment, ici, contribuer à diffuser, à savoir la première publicité télévisée à ma connaissance POUR le dioxyde de carbone, financée par le Competitive Entreprise Institue - un groupe financé notamment par Exonn, qui nous rappelle que l’important, dans la vie, c’est quand même de polluer, comme on le voit ici et .
Merci à Think Progress de m’avoir fait découvrir ces chefs d’oeuvre, et une grande pensée pour les eco-réfugiés du Vanuatu.
En contrepartie, n’hésitez pas à checker ce livre d’Hernando de Soto, économiste pour qui une solution, pour lutter contre la pauvreté, serait de comptabiliser, au même titre que les autres, les richesses extra-légales des pays (argent du crime, terrain foncier des bidonvilles, etc.). Ceci pour permettre aux plus pauvres de rentrer dans l’économie, rééquilibrer les PIB mondiaux tels qu’ils sont et non tels qu’on voudrait qu’ils soient et peut-être, permettre aux plus exclus (pays ou gens), de rentrer enfin dans le jeu.
A tous en tout cas, on souhaite bonne chance.


Avant même son retour, Jacques Chirac profitait du pont de l’Ascension
pour amnistier Guy Drut, condamné à quinze mois de prison avec sursis
dans l’Affaire des lycées d’Ile de France. Je parie que Chirac, comme
toute personne que j’ai vue visiter l’Amérique du Sud, va revenir enchanté
de son séjour, détendu, et avec l’ego bien regonflé. "Todo bien", avec
l’envie de ne surtout pas se faire emmerder par tous ces parisiens à la con
qui ne comprennent rien à la vie ; je crois que le deuxième round de la guerre
des clans au sommet de l’état, va commencer. Voilà pourquoi personne ne
veut qu’il démissionne, ni Villepin : on veut la suite du feuileton, et jusqu’au bout
que ces petits chefs de guerre minables se fassent tous les cheveux qu’ils
méritent !

homonymie

26 mai 2006

Ah et voilà, quand on écrit sous le coup de l’émotion… Les deux "Gomez" évoqués dans le post précédent sont des homonymes…
Je ne retire cependant rien au post en question…
Les pratiques malsaines sont juste plus diversifiées qu’on l’imagine…

Cachez ce stream

23 mai 2006

Lu aujourd’hui dans Libération cet article, le procès contre alstom accusé d’avoir fait travailler ses employés, longtemps, en connaissance de cause, dans des locaux bourrés d’amiante.
OK, présomption d’innocence, rien n’est jugé et il n’est pas opportun, tant qu’on ne connaît pas le verdict du juge, de traiter ces gens d’enculés ; juste, un mot a attiré mon attention dans l’article : Gomez.
Ce nom jusqu’à présent méconnu fait partie de la valse des informations qui nous courent depuis le début de l’"affaire clearstream".
Je ne sais plus, comme vous je suppose, au juste à quel moment ce nom est sorti, si ce n’est qu’il en était question dans le cadre de la rivalité entre dirigeants de grands groupes industriels, cause probable, originelle, de cette affaire de listings truqués et de dénonciation calmonieuse.
Et soudain, on se dit que cette affaire n’est peut-être pas une affaire interne à l’ump, mais une affaire interne à ce qu’Eisenhower appelait (en parlant des Etats-Unis) le "complexe militaro-industriel", une affaire non de politique mais d’argent, une affaire non de présidentiables mais d’industriels.
Que Villepin y ait vu une opportunité pour nuire à Sarko, sans doute, que Sarko y voit une opportunité pour conforter sa popularité, pourquoi pas ?
Mais est-ce que ce tourment ne cache pas la vraie affaire, qui n’est pas celle de la chambre de compensation luxembourgeoise accusée de faire du blanchiment, ou du noircissement d’argent, mais un effet de surface des méthodes en pratique des gros groupes industriels, tout comme apparaît comme une méthode le fait de faire bosser des employés dans des locaux où il faut souffler sur le bureau pour chasser la poussière d’amiante, en espérant qu’on ne sera jamais rattrapé par la justice, parce que sans doute intouchable, parce que sans doute protégé, à la Gergorin, par les pouvoirs publics jusqu’au dernier moment ?
Et si même la récupération politique de cette affaire permettait, notamment aux médias, d’évoquer ce qui n’est que du show et de la communication, un épisode de la passionnante série WWF GalouzyVsBosco, et non de poser, vraiment, en question, le fonctionnement des grands groupes industriels français, leurs méthodes, leurs habitudes et leurs pratiques ?

El Pilo

18 mai 2006

Javier Cortes Santiago dit "El Pilo", 14 ans, mort pendant les émeutes de Texcoco/Atenco et dont je parlais dans mon post précédent, serait mort  non pas par accident mais aurait été victime d’un "homicide volontaire", durant les émeutes…
http://www.narconews.com/Issue41/article1828.html

Affaire à suivre,
paix à son âme.

freak week

18 mai 2006

Et la nausée est passée. Ce qu’il y a de bien, avec les nausées provoquées par les polémiques stupides, et les fascismes rampants, c’est qu’elles finissent toujours par passer, et plutôt vite d’ailleurs.
Pour moi, le soulagement est venu du défilé des Freaks de la semaine dernière. Par Freaks, j’entends bien sûr  non pas les "monstres" au sens de "personnes atteintes de malformation physique", mais bien évidemment la grande parade des grands malades,  monomaniaques parfois,  toujours brillants, à l’image des Freaks de Tod Browning, plus proches
des artistes que des monstres.

Pendant ce temps aux USA, on prépare les élections de mi-mandat. Une loi sur l’immigration jette plus d’un million de latino-américains dans la rue. Une journée de boycott national est organisée. George Bush envoie 6 000 hommes de la Garde Nationale à la frontière mexicaine pour lutter contre l’immigration clandestine. Mais il n’y a qu’en France qu’on a perdu l’habitude du dialogue.

Semaine bien chargée  donc (la semaine dernière)  avec le britannique Gary McKinnon, qui a hacké la NASA et le Pentagone pendant des années à la recherche de technologies haut de gamme qui n’auraient pas encore été développées pour le grand public et a découvert… la preuve irréfutable de l’existence des extra-terrestes "planqués" par les gouvernements. Il est aujourd’hui menacé d’extradition aux USA, où il pourrait bien passer, pour son enquête, le restant de ses jours en prison -et devenir le premier martyr ufologue de l’histoire du système solaire.
Pendant ce temps là, Kartik Madiraju, seize ans, inventait tout simplement le moyen de produire de l’électricité à partir de bactéries (renouvelables et non polluantes donc), tandis que David Blaine, illusionniste plus âgé, nous offrait une belle descente enfer en s’immergeant une semaine sous l’eau, dans un aquarium à sa taille et nourri par une paille, tout ça pour finalement échouer à battre le record d’apnée et ressortir avec une peau pourrie, un coeur vieilli de dix ans et des yeux dans un sale état. Belle prouesse, David !

Ce n’est, bien sûr, qu’un petit échantillon de ce dont sont capables les Freaks, c’est-à-dire, ceux qui vont vraiment au bout de leurs délires, et qui réconfortent face à l’exemplaire et joyeuse parade monstrueuse dont la motion de censure a été prétexte à l’Assemblée. Le plus beau numéro était, comme d’habitude, opéré par les Sarkozystes, arrivés en retard après avoir traîné à la buvette comme des gamins mal élevés.


Au Mexique, on prépare les élections présidentielles du 2 juillet. Mais c’est au San Salvador que, dans le sillage de l’Autre Campagne du Délégué Zéro (ex sous commandant Marcos), ça chauffe. A Texcoco, la police charge des vendeurs de fleur (la vente de fleurs est interdite depuis le onze avril). Ceux-ci appellent
des militants  du Front des Villages en défense de la Terre à la rescousse. Ca surchauffe à Texcoco et Atenco. Bilan, plusieurs dizaines de blessés et un mort, Javier Cortes Santiago, 14 ans. Il n’y a qu’en France que les manifestations dégénèrent.

J’ai parfois dans l’idée que le fascisme commence, finalement, quand les cons sont au pouvoir ; c’est-à-dire pour moi un régime fasciste, c’est un régime dirigé par un psychophate, qui délègue ses pouvoirs à des névropathes,  qui eux-mêmes, dans leur inconscience, libèrent les pulsions violentes de leurs sous-fifres. Du coup, quand l’état est tellement malade, chacun encouragé dans sa folie, plus besoin d’être intelligent ou équilibré pour réussir, les cons sont décomplexés, ressortent de leurs caves,donnent des leçons à tout le monde, ne se laissent pas marcher sur les pieds et c’est la dictature de la force, la vraie, la mentale, bloquée, coincée, qui n’entend rien et ne veut rien entendre. Un état lentement, non se délite, mais se fige, et la violence devient naturellement la première façon de s’exprimer, de se battre -puisque sur le terrain des idées, ce n’est plus possible.
La question, c’est bien sûr : sommes nous dirigés par des vrais freaks, auquel cas il y a encore de l’espoir, ou simplement par des cons ?
J’opte pour la première solution, car Marine Le Pen opterait sûrement pour la seconde.
Le tout, pour ne pas devenir fou, c’est de n’être jamais sûr de soi.

Note : les événements de Texcoco ont été relatés d’après Narco News (excellente couverture), Samizdat, Le Monde et Libération. A voir pour comparer les différents traitements, assez révélateurs, d’événements également couverts par Amnesty International.

Pour moi, (contrairement apparemment aux habitants de Texcoco et Atenco) le sous-commandant Marcos est un vieux prof heureux de s’être trouvé un personnage simplement en enfilant un passe montagne, et seulement préocuppé par sa communication de leader altermondialiste.
Qu’en pensait Javier Cortes Santiago ?

Tripes Et Boyaux

7 mai 2006

Dieu que j’aime cette époque !

Evidemment les plus jeunes, qui n’ont du monde pré 11 septembre que des souvenirs flous, ne peuvent pas comprendre à quel point on se faisait chier avant : qui voudrait aujourd’hui connaître les années 90, années si tristes, années si grises, où nous glissions dans la sociale démocratie si morne, sans espoir d’avenir (on y croyait tous, à la fin de l’histoire, on avait grandi dedans, nous la tenions pour acquise, on nous disait "le ciel est bleu, la cigarette provoque le cancer et ah, au fait l’histoire est finie") ? Sociale démocratie si triste, hypocrite, d’une gauche qui n’était plus de gauche et d’une droite qui faisait semblant de ne pas être de droite ; et je me souviens d’avoir pensé, le soir du onze septembre, dans ce pub anglais rue Princesse où nous regardions tous CNN et les avions, et les avions, et les avions, et où un "fils de général", comme il se présentait, m’assurait que c’était un coup des franc-maçons (authentique), oui je me souviens d’avoir pensé "au moins les masques vont tomber".
Depuis, des masques tombent tous les jours, et j’aime ça.

Jean Vannier, un des fondateurs
de la revue Foi et lumière, n’est
pas fils d’un général, mais fils du
gouverneur général du Canada,
ce qui est presque pareil. Mais quel
rapport avec les tripes et les masques ?

Exemple : Marcel Bozonnet, administrateur général de  la Comédie Française, qui déprogramme une pièce de Peter Handke parce que ledit Peter s’est rendu sur la tombe de Slobodan Milosevic pour lui rendre hommage.
Marcel Bozonnet se révèle ainsi, pour moi, derrière son masque, comme un homme (car il porte un masque, comme nous tous, on va quand même pas se montrer à poil, comment on trouverait un boulot sinon ?), et ceux qui lui reprochent son coup de sang, comme de grotesques pantins ignorant leur triste nature.
 
Dans la seconde, ce fait échoue dans la mécanique impeccable qu’est devenue notre société. Un fait (la déprogrammation) devient une information (Marcel Bozonnet déprogramme) qui devient une polémique (Censure à la Comédie Française !), et les journaux peuvent enfin brasser du vent (A-t-il eu raison ? Doit-on séparer l’oeuvre d’un auteur ?), on ressort le cadavre bien pourri d’un Céline que les vers rongeaient déjà de son vivant, le Ministre de la Culture fait savoir qu’il est en désaccord avec cette décision, mais qu‘il ne peut rien y faire.
Moi, je remercie infiniment Marcel Bozonnet pour son acte, que je crois irréfléchi et simplement
  dicté par l’émotion.
 

          


  Bien accompagnées, les tripes, qui manquent cruellement à l’espace
médiatique contemporain, constituent également un plat traditionnel
apprécié des gens qui n’ont pas froid aux yeux.



Etre révulsé à l’idée que des milliers d’hommes et de femmes, dont des écrivains (et de talent, oserais-je dire ; je n’ai lu qu’un livre de Peter Handke mais il fait partie des quelques livres qui ont changé ma vie), rendent hommage à un homme responsable de massacres en masse, ça me paraît humain. Et ne pas vouloir recevoir cet homme (accueillir sa pièce, c’est bien sûr laisser l’auteur hanter les planches d’un théâtre -et c’est je l’imagine un des grands plaisirs que procurent les métiers semblables à celui de Marcel Bozonnet), un réflexe humain, juste humain, comme il en manque trop sur nos terres obsédées par le paraître.
Je ne veux pas ici défendre Marcel Bozonnet, car ce serait participer à la polémique et pour moi cette polémique est vaine, pour moi les hommes sont libres d’être asservis à leurs émotions, et de prendre des décisions parfois contraires à la raison (bien que d’après moi ce ne soit pas le cas de celle-ci, mais ça n’est que mon opinion, que je ne souhaite imposer à personne), je veux juste le remercier d’agir encore en humain.
Alors bien sûr on dira "mais est-ce qu’un homme qui a des responsabilités ne doit pas justement dompter ses émotions ?" et pour ma part je répondrais : "Hey, les gars, c’est du théâtre, donc non, justement."


Cauet, qui a oublié d’être con, vit
dans l’air du temps et c’est pour ça
que son magazine s’appelle "Guts"
(Tripes), et que tout le monde va en
reprendre à en vomir.


Tout ceci me donne le sentiment que les journalistes guettent l’émotion comme on guette une proie, parce que forcément les émotions sont sujettes à polémique, et noircissent du papier, et remplissent des pages, et donnent au lecteur le sentiment que son journal pense, et parce que bien sûr les émotions dans une société de marketing et de communication sont insupportables, car incontrôlables, et détestables car imprévisibles, et tout ceci parfois me donne la nausée.

Et vous ?


Marcel Bozonnet est un homme d’intérieur
Qui écoute ses tripes
Et son coeur.
Et je lui dédie ce haiku.

Très bientôt en ligne…

15 avril 2006

l’espace d’administration m’attend…